Le cheval de Przewalski sur le causse Méjean

Patrimoine Naturel
Principale
Source : Encyclopédie Universalis & Association TAKH
Coordonnées GPS : 44.26 3.4

Le cheval de Prjevalski (ou Przewalski) est le dernier des chevaux sauvages européens. Bien qu’extrêmement rustique, il a complètement disparu des steppes mongoles vers les années soixante-dix. Il n’en subsiste qu’un millier d’individus aujourd’hui dans des parcs zoologiques ou les réserves. La chasse, la concurrence avec les chevaux domestiques et les troubles qui agitèrent ces régions frontalières de l’Asie lui furent fatals.

Un troupeau occupe les espaces du causse Méjean et peut être observé au village de Drigas (la base se situe plus précisément au hameau du Villaret dans le Parc national des Cévennes). Ce hameau communique avec l’enclos des chevaux (actuellement au nombre de trente) qui paissent librement et viennent s’abreuver à proximité de la maison.

Il se réhabitue à la vie sauvage avant une tentative de réintroduction* dans l’habitat naturel d’origine en Mongolie (et aussi en Hongrie). Il faut veiller à ne pas effaroucher les chevaux en s’approchant trop près d’eux et surtout respecter les clôtures.

Description

Le cheval de Prjewalski (Equus caballus Przewalskii) est extrêmement rustique : son corps est râblé, son cou épais, sa tête grosse et massive et ses membres trapus. Sa robe est jaune brun. Sa crinière en brosse, sa queue et ses pattes sont plus foncées (brun foncé ou noirâtres). Il présente souvent une raie sombre plus ou moins marquée le long de la colonne vertébrale.

Sa hauteur au garrot varie de 1,20 m à 1,40 m et son poids de 200 à 350 kg. Son espérance de vie est de l’ordre de trente ans.

L’association TAKH

Association TAKH
La Tour du Valat
Le Sambuc
13200 ARLES

* Cette réintroduction fit suite à un projet sur l’étude du comportement des chevaux de race Camargue mené par la station biologique de la Tour du Valat. Ce projet avait pour but de décrire le comportement des chevaux lorsqu’ils n’étaient plus contraints par les pratiques d’élevage traditionnelles. Une vaste prairie fut ainsi offerte à des individus qui purent laisser libre cours à leurs instincts sans la moindre intervention humaine.

Un des intérêts majeurs fut la possibilité qu’eurent les chevaux de s’organiser en groupes familiaux durables, possibilité qu’ils n’avaient pas au sein des élevages classiques où mâles et femelles sont séparés pendant la majeure partie de l’année. La suite logique de ce travail sur les chevaux en liberté fut de réitérer l’expérience sur une race de cheval qui n’avait jamais été domestiquée : le cheval de Przewalski.

Le site du Villaret fut ainsi choisi pour accueillir un troupeau de chevaux de Przewalski où les individus purent à nouveau recréer des groupes familiaux. Cette initiative fut couronnée de succès, les animaux s’adaptèrent parfaitement bien à ce site montagneux du Sud de la France. Ils se reproduisirent de manière très satisfaisante de sorte que quelques années plus tard, un stock était disponible pour une réintroduction dans l’aire d’origine de l’espèce : l’Asie centrale et plus particulièrement la Mongolie.

Aujourd’hui

Désormais le but principal de TAKH est de mener à bien la réintroduction en Mongolie et ses aspects connexes, notamment le lien avec les populations locales d’éleveurs. Pour ce faire TAKH peut s’appuyer sur une équipe pluridisciplinaire d’une quinzaine de personnes, réparties entre la France et la Mongolie.
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