Loutre d’Europe

Dans le Tarn, il est possible d’observer une faune très riche, en particulier loutres ou castors.

 

La Loutre d’Europe (Lutra lutra) est un mammifère carnivore semi-aquatique et principalement nocturne.

Son pelage, brun foncé, est composé de deux couches : le poil de bourre, court, très fin, dense et laineux ; et le poil de jarre, long, lisse, brillant et imperméable. Excellente nageuse, elle dispose de pattes palmées, d’un corps allongé avec une queue épaisse à la base et s’effilant vers l’extrémité.

Elle est habituellement solitaire, occupant un territoire de 5 à 15 km de rives le long d’un cours d’eau. Elle emprunte régulièrement les mêmes passages sur la berge pour se mettre à l’eau : les « coulées ». Lorsqu’elle sort de l’eau, elle se roule dans l’herbe pour essuyer sa fourrure, sur des zones reconnaissables à l’herbe couchée et appelées « places de ressui ».

Elle fait sa tanière (qu’on appelle « catiche ») entre les racines des arbres des berges des cours d’eau ou dans d’autres cavités.

La loutre se nourrit essentiellement de poissons, mais également assez fréquemment des batraciens et des écrevisses (et plus exceptionnellement, des oiseaux, des rongeurs, des insectes, voire des baies).

 

Autrefois présente sur tout le territoire, elle a disparu au XIXe-XXe siècle d’une grande partie de son aire naturelle de répartition en raison de la chasse qu’on lui a faite, puis de la pollution.

Jadis, on la chassait pour sa fourrure et parce qu’elle concurrençait les pêcheurs, ce qui lui avait valu d’être jugée espèce nuisible. Aujourd’hui protégée, la loutre reste malgré cela toujours menacée. Parce que la plupart des cours d’eau sont pollués, la loutre ne trouve plus suffisamment de poissons pour s’installer le long des berges et se nourrir. De plus, les berges de nombreux cours d’eau ont été bétonnées ou rectifiées, les arbres n’y poussent plus et les loutres ne peuvent donc plus y installer leur catiche.

Cependant, les mouvements de recolonisation naturelle observés ces dernières années permettent de rester raisonnablement optimistes quant à l’avenir de la loutre à l’échelle nationale.

 

Photo : Fabrice CAPBER (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Loutre_europ%C3%A9enne.jpg)

Photo : Fabrice CAPBER (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Loutre_europ%C3%A9enne.jpg)