l’aigle royal

Extraits de l’ouvrage de Bernard Ricau et Vincent Decorde

« LAigle royal » – Biologie, histoire et conservation – Situation dans le Massif central – Ed. Biotope (Ces auteurs résident dans le pays viganais et leur ouvrage est l’aboutissement de nombreuses années de travail et d’observations de terrain).

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La population d’aigles royaux du Massif central est répartie sur la frange méridionale, constituée par les grands causses et les Cévennes, dans le coeur ou en zone d’adhésion du Parc National des Cévennes.

Oiseau rare et espèce sommitale dans les chaines alimentaires, il fait l’objet de suivi et de mesure de protection particulières.

Les observations sur le terrain sont rares et cet oiseau n’est pas toujours identifié comme tel au vol. Aussi passe-t-il souvent totalement inaperçu pour le néophyte en ornithologie. Et c’est peut-être aussi bien pour lui  d’ailleurs !

Il possède une force incroyable et pourrait vous casser un bras d’un seul coup d’aile. Ses serres peuvent tuer et emporter un agneau et sa vue, comme celle de tous les rapaces, est particulièrement performante et huit fois plus précise que celle d’un homme. Le poids de la femelle adulte est environ de cinq kilos pour une envergure de deux mètres.

Il vit en couple principalement sur des escarpements rocheux mais peu s’intaller en forêt en haut d’un arbre. En 2007, vingt-sept couples ont été dénombrés entre causses et Cévennes. La population d’Aigles est en augmentation constante depuis une vingtaine d’années dans le secteur.

Il utilise les ascendances thermiques de l’air pour prendre de l’altitude et se déplace entre celles-ci par glissement, ceci à une vitesse pouvant atteindre facilement 100 km/h. Ses piqués, notamment lors des vols nuptiaux sont particulièrement impressionnants !

Il ne craint pas l’homme lorsque celui-ci se livre à ses activités courantes que l’aigle observe de loin avec attention. Mais que le randonneur quitte le chemin, que le véhicule s’arrête ou qu’un hélicoptère s’approche et le voila qui décolle. Ces dérangements, voulus ou non, peuvent perturber grâvement la nidification et il est donc important de respecter une distance suffisamment importante pour l’observation au nid. (700 à 1000 m).

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