Partir sur le chemin de Saint-Guilhem, c’est comme partir à l’aventure… mais avec un peu de préparation. Prenez le temps de suivre nos quelques conseils !

Les détails du parcours

À regarder de près les courbes de niveau, on se prépare à affronter de véritables montagnes russes !

En fait le grand plateau d’Aubrac et les différents causses ne présentent pas de difficultés particulières. Ils sont plutôt légèrement vallonnés que pentus. Par contre, ces vastes platitudes sont coupées par des vallées et des gorges qu’il faut franchir pour passer de l’une à l’autre.

La montée sur le massif de l’Aigoual, se faisant par le nord, est très progressive et ne présente pas vraiment de difficulté. La dénivelée cumulée (somme de toutes les grimpettes) égale environ 2 900 m. Cette grande randonnée équivaut à un niveau deux galoches (sur trois).

Les passages nécessitant un peu d’effort sont :

– les remontées, de Saint-Chély-d’Aubrac aux Enfrux

– au sortir des gorges du Tarn après Sainte-Énimie

– au sortir de Meyrueis jusqu’à Haut-de-Côte

– du Vigan à Montdardier

– après le cirque de Navacelles en quittant les gorges de la Vis jusqu’à Saint-Maurice-de-Navacelles.

Retrouver les courbes de niveau sur le plan interactif

 

Organiser vos étapes

Essayez d’organiser des étapes correspondant à votre niveau de marcheur. Des étapes trop longues (+ de 25 km) en début de parcours peuvent être pénalisantes pour la suite. Prévoyez des étapes plus courtes certains jours pour récupérer.

Prévoyez plutôt les fins d’étape en vallée de façon à attaquer les remontées le matin au départ, ce qui vous évitera chaleur et fatigue.

Si vous comptez réaliser le parcours en douze journées (20 km/jour), vous grimperez (en moyenne) de 240 m par jour.

Certains secteurs de l’itinéraire sont très bien pourvus en hébergements, d’autres moins. Voir à ce sujet notre carte interactive où nous indiquons les gîtes étant situés au plus à deux kilomètres de part ou d’autre de l’itinéraire. En cas de besoin certains gîtes plus éloignés sont indiqués également.

carte interactive

Nous vous conseillons de réserver systématiquement vos étapes à l’avance. Dans certains gîtes, les repas doivent être réservés. Il vous faudra parfois vous ravitailler vous-même. Méfiez-vous des lundis pour les courses ; certains commerces peuvent être fermés.

Topoguide FFR et cartes IGN

 

La variante

Depuis le signal de Mailhebiau, sommet de l’Aubrac culminant à 1 469 m, la variante descend plus à l’ouest, par Trélans, vers la Canourgue (où elle recroise l’itinéraire principal). Elle surplombe ensuite en remontant sur le plateau, les légendaires gorges du Tarn depuis Saint-Georges-de-Lévéjac en passant par Saint-Rome-de-Dolan. Puis elle plonge vers le fond des gorges aux Vignes et poursuit son chemin le long de la rivière, rive gauche, jusqu’au Rozier et Peyreleau, au confluent avec les gorges de la Jonte.

Au sortir des gorges du Tarn vient le morceau de bravoure : les chaos dolomitiques situés sur la pointe méridionale du causse Méjean, surplombant le Rozier et Peyreleau. Les siècles y ont sculpté d’étranges et colossales architectures dans la masse des corniches. Site vertigineux et magnifique survolé dès que l’air s’échauffe par les dizaines de vautours fauves, réimplantés depuis de nombreuses années sur ce territoire avec succès.

On rejoint la charmante petite cité de Meyrueis et donc l’itinéraire 1 en passant par Saint-Pierre-des-Tripiers, Hyelzas (où l’on peut visiter la ferme caussenarde d’autrefois) et l’aven Armand, cavité aux concrétions extraordinaires, en longeant la vallée de la Jonte sur le plateau du causse Méjean.

 

Nos recommandations

Randonnez de préférence aux périodes où la température est supportable. Le chemin de Saint-Guilhem descend vers le sud ! Pensez à prendre suffisamment à boire et protégez-vous des ampoules. Une ampoule en début de rando et c’est la galère assurée ! Équipez votre trousse de pansements amortisseurs comme indiqué ci-dessous.

Vous randonnez à vos risques et périls et êtes responsables des préjudices éventuellement causés aux tiers. Prendre une assurance personnelle est recommandé (consulter la FFRandonnée). L’itinéraire se trouve parfois en domaine public et parfois sur des terrains privés ou seul le passage à pied est autorisé.

Refermez soigneusement les barrières après votre passage. Ne laissez aucun déchet. Dissimulez vos traces.

De nombreuses plantes sont protégées et les prélèvements sont interdits dans le périmètre du Parc national des Cévennes – cueillez-les de préférence avec votre objectif photo, vous serez certain ainsi de respecter la nature et de ne pas être verbalisé.

N’approchez ni ne touchez aucun animal sauvage. Les jeunes pourraient être abandonnés par leur mère.

Ne laissez pas divaguer votre chien. Conservez-en toujours le contrôle strict car il pourrait occasionner de réels dégâts à la faune.

Prenez toutes les mesures de prudence nécessaire vis-à-vis de l’incendie. Tous les feux extérieurs sont à proscrire impérativement. Les mégots mal éteints sont également une cause importante de départ de feu.

Si vous observez un départ de feu, appelez le 18 ou le 112. Indiquez précisément la commune, le lieu-dit ou les coordonnées GPS et la direction du vent (fumée) aux pompiers. Ensuite éloignez-vous de la zone concernée.

Il est conseillé de prendre chaque jour la météo (Météo-France : 32 50).

N’hésitez pas à nous transmettre vos impressions, vos remarques et suggestions ou tout problème rencontré sur l’itinéraire. Ces retours nous seront très précieux.

 

L’équipement conseillé

Chaussures pour grande randonnée (de plusieurs jours) formées à votre pied longtemps auparavant (on ne part pas « faire le Saint-Guilhem » sans un peu de préparation).
Chargement minimum du sac ou transbagages lorsque ce service existe.

Vêtements légers mais adaptés à tous types de temps (soleil, froid, pluie).

Pharmacie premiers secours avec pansements amortisseurs pour les ampoules et Aspivenin (guêpes, frelons, vipères), antimoustiques. Une bande Velpeau et une pommade anti-inflammatoire seront bien utiles en cas de foulure ou de tendons stressés (n’oubliez pas l’épingle à nourrice !).

Carte (ou mieux, topoguide FFR GR 4834) et boussole, gourde ou poche à eau, aliments énergétiques, lunettes de soleil, couteau, lampe de poche, jumelles légères pour les ornithologues.

Couvre-chef, gants, crème solaire, papier toilette, sacs pour vos déchets, couverture de survie (en cas d’accident).

Smartphone GPS ou GPS rando pour les nuls en navigation (ou les hyperconnectés) !