Patrimoine Naturel

Le village, situé au confluent du Tarn et de la Jonte, s’appelait jadis Entr’aygues (« entre deux eaux », en occitan). Il doit son origine et son nom actuel aux moines de l’abbaye d’Aniane (dans l’Hérault), venus créer au XIe siècle un monastère et développant la culture de rosiers importés d’Italie. C’est à la Révolution qu’est intervenu un changement de graphie dans le nom du village, Le Rosier devenant Le Rozier, au motif qu’il fallait bien changer quelque chose… Du monastère bénédictin de Saint-Sauveur, il ne reste plus aujourd’hui que l’église.   Le rocher de Capluc, qui domine le village du Rozier,….

Patrimoine Bâti

Au milieu des ruisseaux…   Le village de Meyrueis, bourg lové entre le massif de l’Aigoual, le causse Noir et le causse Méjean, est au confluent de plusieurs cours d’eau : la Jonte, le Béthuzon et la Brèze. C’est sans doute cette situation géographique particulière qui lui a valu son nom. Si plusieurs étymologies sont avancées, Meyrueis provient probablement de l’occitan et signifierait « mélange de cours d’eau » (de mesclar, « mélanger », et rius, « cours d’eau »). On trouve aussi parfois la variante latine Midiis riviis (« au milieu des ruisseaux »).   Vie économique   Les pèlerins et les troupeaux transhumants faisaient halte au village….

Patrimoine Bâti

Au Vigan, dans le quartier des Barris, se dresse l’ancien hôtel Faventines, aujourd’hui appelé « Château d’Assas ». Ce bâtiment aux proportions majestueuses, construit dans le style des hôtels particuliers parisiens, a été édifié au XVIIIe siècle pour le compte d’un personnage de la haute société : Pierre Faventines, Fermier Général de Louis XV. Il reflète la vie raffinée de la ville du Vigan au Siècle des Lumières et rappelle son rôle de capitale administrative des Cévennes sous l’Ancien Régime.   Cet hôtel particulier, bâti dans les années 1750, présente une façade à 3 niveaux donnant sur la cour d’honneur et à 4….

Patrimoine Naturel

Un aven est un abîme, une formation géologique caractéristique des régions karstiques des causses. Il est le plus souvent formé par l’effondrement de la voûte d’une grotte dû à la dissolution des couches calcaires par l’eau de pluie. Un aven est donc une cavité dont l’accès s’ouvre dans le sol et qui présente sur tout ou partie de son développement la forme d’un puits vertical. Les dimensions de l’ouverture en surface de ces cavités béantes sont très variables. Il en est de même la profondeur, qui peut être impressionnante.   Sur le chemin de Saint Guilhem, vous passerez notamment à proximité….

Patrimoine Bâti

Au départ du Vigan, nous remontons le cours de l’Arre, rivière du département du Gard, affluent de l’Hérault, où évoluent notamment truites farios et chevesnes.   Ne manquez pas le point de vue sur le Vieux Pont du Vigan. Ce pont roman, construit vers le XIIIe siècle, permet de traverser l’Arre, que l’on ne pouvait auparavant franchir que par un gué. Il fut pendant longtemps l’unique passage d’une rive à l’autre et reliait le Causse aux Cévennes, favorisant de nombreux échanges : les céréales du Causse, les châtaignes des Cévennes, les olives des vallées…   Ce pont est devenu le….

Patrimoine Culturel

Le village de Sainte-Enimie Située dans les gorges du Tarn, Sainte-Enimie (dans la commune nouvelle de Gorges du Tarn Causses) est un village d’allure médiévale, tout en vieilles ruelles pavées de galets du Tarn et en passages voûtés, parsemée de larges escaliers et de jolies terrasses qui participent généreusement à son charme. Fondé dès l’époque gallo-romaine, le village se nomme alors Burlatis, avant d’être rebaptisé au haut Moyen-Âge après l’arrivée de la princesse Énimie.   La légende de Sainte Énimie La commune tire son nom d’Énimie, princesse mérovingienne, fille de Clotaire II et sœur de Dagobert, ayant vécu au VIIe….

Patrimoine Naturel

Le signal de Mailhebiau est le point culminant de l’Aubrac, à 1 469 m d’altitude. À proximité immédiate du chemin de Saint Guilhem, ce sommet aux pentes très douces, qui émerge à peine du plateau, offre aux randonneurs de superbes vues sur tout le plateau de l’Aubrac mais également, par beau temps, sur le Mont Aigoual (dans le massif des Cévennes), le mont Lozère, les monts de la Margeride, le Plomb du Cantal et parfois même les Monts Dore. Une table d’orientation est présente au sommet, sur laquelle est inscrite un poème célébrant les beautés et le terroir de l’Aubrac. Une partie….

Patrimoine Bâti

Les Vignes (dans la commune nouvelle de Massegros Causses Gorges) est un petit village au bord du Tarn, sur les flancs du plateau calcaire du Causse de Sauveterre. Il fait face au Causse Méjean. Situé dans une partie de vallée bien ensoleillée, le lieu est propice à la culture de la vigne en terrasses, qui y fleurit au XVIIIe siècle. C’est de cette culture que le village tire son nom. Au XXe siècle, la mécanisation et le phylloxéra font cependant disparaître progressivement les vignobles en terrasses le long des gorges du Tarn.   Jadis, on faisait dévaler aux billots de….

Patrimoine Bâti

  Le hameau de la Sablière, construit sur d’énormes rochers surplombant les gorges du Tarn, est un lieu hors du temps où l’on ne peut accéder qu’en barque ou à pied. Cet ancien ermitage du XIe siècle, qui fut tenu par des sœurs bénédictines, est longtemps resté à l’abandon. Il fait partie de ces petits villages enserrés entre la rive gauche du Tarn et les falaises du Causse Méjean, qui ont bien failli tomber dans l’oubli, lorsque l’arrivée de la route rive droite a poussé leurs habitants à s’expatrier de l’autre côté de la rivière. Le hameau de la Sablière….

Patrimoine Bâti

Les habitations sont serrées au pied de la forteresse, sentinelle de pierre qui garde depuis des siècles l’accès au Causse de Blandas depuis les vallées. Le bourg est en effet situé sur la route qui relie Le Vigan à Lodève, et les Cévennes aux Pyrénées. Passage privilégié donc, emprunté à la fois par les marchands et les pèlerins (comme le prouvent les vestiges de l’hôpital et d’auberges), mais aussi les gens d’armes et les bandes de pillards. Localisé sur une colline, le château offre une vue imprenable sur toute la vallée de la Glèpe jusqu’au Vigan, et à l’est jusqu’à Saint-Hippolyte-du-Fort et même par beau temps….

Patrimoine Bâti

L’ermitage Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant, dont la présence est attestée depuis le XIVe siècle, est un petit sanctuaire accroché à la roche. Situé au cœur d’un paysage ruiniforme (calcaire dolomitique) recouvert d’une garrigue odorante, à plus d’une heure de marche du village de Saint-Guilhem-le-Désert, c’est un îlot de fraîcheur. Remarquablement abritée du vent et du soleil parfois très rude qui frappe le massif, une petite chapelle et ses dépendances blotties au creux d’un rocher accueillent le visiteur.   La naissance de l’ermitage La modestie des lieux et leur isolement sont ceux voulus par leur fondateur, un certain Jean d’Albe, laïque du diocèse de….

Patrimoine Bâti

Au début de l’âge du fer (VIIIe siècle avant J.-C.), un essor démographique pousse les « Celtes des tumulus » à s’installer de manière permanente sur la totalité des Grands Causses. Ce sont d’abord les rebords des plateaux qui se hérissent de « cap barrés » ou « éperons barrés », simples murs de pierre sèche barrant l’accès à un promontoire rocheux naturellement défendu sur au moins deux côtés. Puis, à partir du VIe siècle avant J.-C., des ouvrages défensifs plus élaborés sont édifiés sur les plateaux. Ils nécessitent la construction d’une muraille complètement fermée qui demande beaucoup plus de travail, mais permettent en revanche de….

Patrimoine Bâti

Guilhem, un héros légendaire Tout commence en 804 avec l’arrivée de Guilhem au val de Gellone… Petit-fils de Charles Martel, cousin de Charlemagne, Guilhem s’illustre à partir de 790 dans de nombreuses campagnes militaires qui le conduisent aux marches de l’Espagne. En 801, la victoire sur les sarrasins à Barcelone le couronne de gloire. Pourtant, au terme de cet épisode, Guilhem choisit de déposer les armes. Guidé par Saint Benoît, fondateur du monastère d’Aniane et réformateur de l’ordre bénédictin, il se retire à Gellone et y fonde le monastère Saint-Sauveur. Il y instaure le premier culte populaire : la vénération d’une….

Patrimoine Naturel

À l’ouest du Causse Méjean, le long des gorges de la Jonte, se dressent des roches aux formes improbables. Dans la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, le randonneur peut notamment cheminer en longeant les célèbres Vase de Sèvres et Vase de Chine, et en passant sous les Arcs de Saint Pierre, de magnifiques rochers ruiniformes créés par l’érosion de la dolomie. Les Arcs de Saint Pierre sont peut-être les témoins du flux et reflux de la mer qui recouvrait les Grands Causses il y a quelques millions d’années, ou encore les témoins très anciens d’un réseau souterrain aujourd’hui effondré. Le sentier qui….

Patrimoine Naturel

Au sud de l’Aubrac s’étendent les plateaux des Grands Causses. Les Grands Causses désignent un ensemble de hauts plateaux calcaires, de vallées et de gorges, comprenant sept causses dits « majeurs » et un grand nombre de petits causses périphériques. Le chemin de Saint Guilhem invite à cheminer sur un certain nombre de ces causses : ce sont tout d’abord le Causse de Sauveterre et le Causse Méjean (deux des causses « majeurs »). Puis, après un détour par les vallées cévenoles, on retrouve les Grands Causses dans la partie la plus méridionale de l’itinéraire, avec le Causse de Blandas (un petit causse périphérique) et le….

Patrimoine Culturel

Développée autour d’un monastère au VIIe siècle, le village de La Canourgue s’ouvre sur la vallée du Lot. Toute la vie s’est organisée dès le Moyen Âge aux abords de l’Urugne (affluent du Lot). L’eau est présente partout, s’engouffrant sous les maisons avant de rejaillir dans l’une des nombreuses fontaines. L’eau a également généré une architecture particulière engendrant la création de canaux, ponts, béals, lavoirs… La multitude de canaux qui jouent à cache-cache à travers les ruelles, et jusque sous les maisons ont valu à La Canourgue son surnom de « Petite Venise Lozérienne ». Ces canaux, qui passent parfois sous les….

Patrimoine Culturel

Tout au long du chemin, les croix sont autant de signes et de guides pour le pèlerin. Ces croix très nombreuses, en bois, en pierre ou en métal, témoignent de l’impact de la christianisation et de la ferveur de la foi chrétienne dans ces régions. D’une grande diversité, elles ont une utilité bien précise et souvent spécifique.   Il y a, bien entendu, les croix de dévotion implantées sur les hauteurs dominant les bourgs et villages, il s’agit souvent des calvaires, des croix de pèlerinages. Les croix de carrefours peuvent également être des lieux où passent les processions et rogations….

Patrimoine Naturel

Les lavognes (ou lavagnes) sont de petites cuvettes naturelles que l’on trouve sur les causses (« plateaux calcaires »). Elles ont été aménagées par l’homme pour retenir l’eau de pluie et servir d’abreuvoir aux troupeaux. Étanchées par un tapis argileux ou pavées de pierres calcaires, les lavognes voient leur niveau varier en fonction des saisons. Elles abritent un écosystème varié, servant d’habitat à une faune et une flore particulièrement riches. Vous pourrez notamment y observer des tritons et autres batraciens, des libellules, ou encore, comme dans cette lavogne de Drigas, la renoncule aquatique.

Patrimoine Naturel

Très présente sur le plateau de l’Aubrac, la gentiane jaune (Gentiana lutea) est une grande plante à fleurs jaunes qui mesure jusqu’à 1,50 mètres, peut vivre jusqu’à 50 ans et ne fleurit pour la première fois qu’à partir de 7 à 10 ans. Tant d’efforts méritent bien d’éviter de la couper. Vous la croiserez sur des chemins et dans les champs de fin juin au mois d’août. La gentiane a de nombreux usages, mais c’est surtout son rhizome (sa longue racine qui peut mesurer jusqu’à 1m et peser 5kg) qui est utilisé pour confectionner des apéritifs réputés comme la liqueur de….

Patrimoine Bâti

Le métier à ferrer – ou « ferradou » de son nom local – servait à ferrer les animaux utilisés pour le débardage et les travaux des champs. On ferrait principalement des vaches et des bœufs, plus placides que des chevaux. Ces «ferradous», témoins du passé agricole lozérien, étaient généralement situés près de la fontaine et du four à pain, comme c’est le cas à Rieutort d’Aubrac.   Le four banal, parfois encore en activité pour cuire le pain dans certains villages, est souvent organisé en deux parties. Le four proprement dit, de forme arrondie, est construit en pierre taillée ou en….