La végétation évoluera au fur et à mesure que vous descendrez vers le sud.

Une flore particulièrement riche accompagnera vos pas, depuis le fameux thé d’Aubrac (Calamintha grandiflora) et la dent de chien (Erythronium dens-canis) jusqu’aux pins de Salzmann de Saint-Guilhem-le-Désert. On pourrait citer de nombreuses orchidées au printemps dont certaines endémiques (Ophrys d’Aymonin). La cardabelle (Carlina acanthifolia) et les cheveux d’ange (Stipa pennata) se rencontrent sur les causses. Sans omettre la superbe pulsatille (Pulsatilla vulgaris var. costeana) et l’adonis du printemps (Adonis vernalis).

Sur l’Aigoual on trouve la grande gentiane (Gentiana lutea) et le lis martagon (Lilium martagon), le laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium), l’eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabifolium) et l’arabette des Cévennes (Arabis cebennensis) endémique. Plus au sud le buis (Buxus sempervirens) tend à refermer les prairies sèches, parcours des ovins ou des bovins. L’amélanchier (Amelanchier ovalis) parfume le printemps en ouvrant ses blanches fleurs ; les asphodèles (Asphodelus cerasiferus) croissent où les autres espèces manqueraient de tout.

Les arbres les plus présents sont : Le pin sylvestre (Pinus sylvestris), le hêtre ou fayard (Fagus sylvatica), l’épicéa (Picea abies), le cèdre (Cedrus atlantica), plusieurs espèces de chênes : verts, pubescents, rouvres et pédonculés. Sur les hauteurs quelques mélèzes (Larix décidua) et pins à crochets (Pinus uncinata). Plantations çà et là de pins noirs d’Autriche (Pinus nigra subsp. nigra) en futaies régulières.

Bien sûr nous n’oublierons pas dans ce cortège (loin d’être exhaustif) le châtaigner, arbre plutôt cévenol et cultivé autrefois en vergers aujourd’hui abandonnés, qui a nourri des générations entières avec ses fruits.

 

Conseils de base :

Préférez une bonne photo à la cueillette. De nombreuses espèces font l’objet d’une protection départementale ou nationale et la cueillette est interdite dans le Parc national.  
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Faune

Découvrez la faune du chemin

                     
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Géographie

La géographie du chemin

                     
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Géologie

La géologie du chemin

                     
 
 

A DÉCOUVRIR


Les prairies naturelles de l’Aubrac sont composées d’une quarantaine d’espèces végétales différentes. Les plus diversifiées en accueillent même jusqu’à 70 ! Parmi ces espèces, une des plus rares est la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris). Cette plante de la famille des Liliaceae mesure entre 20 et 40 centimètres de haut. La fleur, tournée vers le sol, est d’un rose foncé, panachée en damier pourpre et blanchâtre.   Son nom vient du latin fritillus, qui désigne le cornet pour jeter les dés, en référence à la forme de sa fleur. Mais quel est le rapport avec la pintade ? C’est que les pétales….


L’ail des ours (Allium ursinum), également appelé ail sauvage ou ail des bois, est ainsi nommé en référence à une légende selon laquelle, après l’hibernation, ces mammifères se mettent en quête de ces feuilles pour se purger.   C’est une plante de sous-bois frais et ombragés, à fleurs blanches, de 20 à 50 cm de hauteur, qui forme parfois de vastes colonies. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur d’ail.   On peut manger ses feuilles comme légume ou condiment, ainsi que son bulbe (qui est cependant assez coriace). Les boutons floraux (que l’on peut récolter d’avril….


Qu’il est beau, l’été, sur les Causses ! De mai à août, ces terrains steppiques se couvrent de cheveux d’ange (Stipa pennata). Cette plante herbacée, caractéristique des milieux secs ensoleillés, est remarquable par ses longues arêtes plumeuses blanches. Le maintien de l’agropastoralisme, qui permet d’éviter la fermeture du milieu, contribue à la préservation de cette plante, qui pousse sur les pelouses.


La Digitale pourpre ou Grande Digitale (Digitalis purpurea) est une plante bisannuelle : la première année, elle ne produit qu’une rosette de feuilles, et ne produit ses hampes florales que la deuxième année. De juin à septembre, vous pourrez admirer ses grappes de fleurs pourpres. Leur forme de clochettes allongées a donné son nom à la plante. Digitale vient en effet du latin digitus, c’est-à-dire « doigt », et se réfère à la facilité avec laquelle on peut introduire un doigt dans la corolle de la fleur. Cependant, ne vous y amusez pas : la plante est toxique et accélère le rythme cardiaque !


L’Anémone hépatique (Hepatica nobilis) forme de beaux tapis dans les forêts et sous-bois. Les fleurs sont généralement bleues (parfois aussi blanches, roses ou violettes). L’une de ses caractéristiques de cette renonculacée concerne sa floraison précoce (mars-avril), qui intervient avant l’apparition des feuilles, et qui marque l’arrivée du printemps. Elle tirerait son nom de la forme de ses feuilles rappelant les lobes d’un foie.


Entre causse et garrigue, laissez-vous séduire par la partie la plus méridionale de l’itinéraire, avec sa flore typique.   Le chemin se respire… Le chemin se mange… Le chemin s’admire…   C’est un paysage odorant, où le parfum entêtant des chèvrefeuilles se mêle à celui des buis et des amélanchiers en fleurs. C’est un paysage gustatif, où l’on pourra cueillir thym et asperges sauvages. Sur ces sols arides et caillouteux poussent les asphodèles, et bien d’autres trésors que nous vous laissons découvrir par vous-mêmes !   Le Chèvrefeuille d’Étrurie (Lonicera etrusca) se couvre, de mai à septembre, de fleurs blanches ou….


Le Pin de Salzmann (Pinus nigra Salzmannii) est une sous-espèce du Pin noir autrefois très répandue dans le bassin méditerranéen, maintenant en forte régression et menacée de disparition. On en trouve quelques populations résiduelles en France, la plus grande étant celle de la forêt de Saint-Guilhem-le-Désert. Vous verrez la silhouette souvent tortueuse de ce pin s’élever dans un paysage de chaos ruiniforme. Son habitat originel est en effet constitué de zones rocheuses, où les autres espèces d’arbres ne peuvent le concurrencer à long terme. Lui-même n’y pousse que tant bien que mal et rabougri, mais il y perdure, seule espèce….


Le châtaignier (Castanea sativa) est un arbre majestueux. Elancé et de grande taille, il peut atteindre 40 mètres de hauteur, et son tronc à l’écorce fissurée peut mesurer jusqu’à 3 mètres de diamètre à la base chez les sujets âgés. Un même arbre développe des fleurs mâles et femelles, disposées le long de chatons allongés. Après pollinisation, les fleurs femelles évolueront en bogues (appelées « pélous » dans les Cévennes), englobant 2 ou 3 châtaignes.   Se développant sur les sols schisteux ou granitiques, le châtaignier est très abondant dans les Cévennes, dont il est l’arbre emblématique. Il y est présent depuis….


Sur les plateaux de l’Aubrac serpentent mille et un petits ruisseaux… De quoi faire s’épanouir de somptueux tapis de populages ! Le Populage des marais (Caltha palustris) – espèce de la famille des Renonculacées – se plaît en effet au bords des cours d’eau, dans les prairies humides, les marécages et les fossés. Cette plante robuste aux feuilles glabres pousse en touffe. Ses rhizomes rampants peuvent former de belles colonies, dont les fleurs, d’un jaune d’or vif, ne manquent pas de se faire remarquer au printemps.


Respirez le doux parfum du lys martagon, le soir, sur les plateaux de l’Aubrac ! Espèce protégée, ce grand lys fleurit en été (juin-juillet) dans les bois et prairies de montagne. Les fleurs, penchées vers le sol, sont regroupées en grappes terminales. Ses pétales, retroussés à maturité, sont d’un rose violacé moucheté de pourpre et s’ouvrent sur six belles étamines orangées.