Le village de Meyrueis

Patrimoine Bâti
Principale
Coordonnées GPS : 44.179556 3.429286

Au milieu des ruisseaux…

 

Le village de Meyrueis, bourg lové entre le massif de l’Aigoual, le causse Noir et le causse Méjean, est au confluent de plusieurs cours d’eau : la Jonte, le Béthuzon et la Brèze. C’est sans doute cette situation géographique particulière qui lui a valu son nom. Si plusieurs étymologies sont avancées, Meyrueis provient probablement de l’occitan et signifierait « mélange de cours d’eau » (de mesclar, « mélanger », et rius, « cours d’eau »). On trouve aussi parfois la variante latine Mediis rivis (« au milieu des ruisseaux »).

 

Vie économique

 

Les pèlerins et les troupeaux transhumants faisaient halte au village avant de poursuivre leur chemin. De nombreux marchands fréquentaient depuis le Moyen Âge ses importantes foires, qui justifient la présence de nombreuses auberges (dont la maison Portalier, une des plus anciennes maisons de Meyrueis).

 

La maison Portalier. Au-dessus de la porte, une inscription est gravée dans la pierre : « ché Portalier dit Trigaudin mangeur de renard »

La maison Portalier. Au-dessus de la porte, une inscription est gravée dans la pierre : « ché Portalier dit Trigaudin mangeur de renard »

 

Des demeures bourgeoises cossues aux places de marché, tout parle encore de la vie passée ! La laine des brebis des plateaux était tissée ici, la soie y était filée. La vie économique était intense.  Au XVIIe siècle, Meyrueis devint un haut lieu de la confection de chapeaux. Vers 1860, 17 chapelleries s’activaient à la fabrication de chapeaux pour alimenter le Languedoc et la Provence ! Éteinte vers 1920, cette activité a laissé place au tourisme qui, de nos jours, anime la cité.

 

L’ancien château de Meyrueis et la chapelle Notre-Dame-du-Rocher

 

L’ancien château médiéval de Meyrueis, d’origine carolingienne, était situé sur le rocher dominant la ville. Le château de Meyrueis, ville protestante d’un Languedoc en conflit avec le jeune roi catholique Louis XIII, vécut son dernier siège en 1628. Le duc Henri de Rohan, chef militaire des révoltés, vint mettre le siège avec plusieurs milliers d’hommes devant le château. Celui-ci, tenu par une garnison fidèle au roi, menaçait la ville en révolte. Au bout de trois semaines de blocus, les soldats royaux capitulèrent, laissant le château aux mains du duc. Mais ce succès fut de courte durée. En 1629, Rohan fut défait et le roi put sceller la paix par la « Grâce d’Alès ». Cet édit, donné en 1630, amnistiait les rebelles mais ordonnait la destruction de leurs fortifications. La démolition du château et des deux portes principales de la cité eut lieu en 1632.

Les derniers vestiges importants du château furent détruits en 1875, lors de la construction de la chapelle Notre-Dame-du-Rocher qui occupe aujourd’hui l’emplacement du fort.

 

Vestiges des fortifications et tour de l’Horloge

 

La ville de Meyrueis conserve des vestiges de ses fortifications. Deux portes des remparts ont subsisté à la destruction de 1632. La porte Méjeane (du milieu) et le portail du Prieirou (prieuré) donnent toujours accès au quartier médiéval, appelé « la Ville ».

La tour de l’Horloge, reconstruite en 1568 sur des bases médiévales, cantonne l’enceinte au confluent de la Jonte et du Béthuzon. Cette tour porte l’horloge communale depuis le XIVe siècle.

La tour abrite aujourd’hui l’office de tourisme.

 

La tour de l’Horloge et, au second plus, la chapelle construite à l’emplacement de l’ancien château

La tour de l’Horloge et, au second plan, la chapelle construite à l’emplacement de l’ancien château

 

Crédits photo : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Maison_Portalier.JPG,

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Meyrueis_-_La_Jonte_au_confluent_avec_le_B%C3%A9thuzon.JPG