Le haut plateau de l’Aubrac, le causse Méjean, le mont Aigoual, les causses de Blandas et du Larzac ne souffrent pas de la pression de l’agro-industrie, c’est le moins que l’on puisse dire ! Seul, l’élevage extensif y est pratiqué ainsi que quelques cultures destinées au nourrissage des bêtes.

Les parcours à ovins ou à bovins sont exempts d’intrants industriels et, d’autre part, les forêts recouvrent en grande partie ces milieux restés biologiquement naturels. La nature y trouve son compte ainsi que la biodiversité riche en espèces représentées.

La faible densité de population joue aussi un rôle important, laissant de grands espaces libres d’un village à l’autre. La nature y est entretenue, mais pas massacrée pour autant !

Le Parc national des Cévennes, créé en 1970, a contribué avec persévérance à la protection raisonnée des sites entre Aigoual et causses.

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Faune

Découvrez la faune du chemin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Flore

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Géographie

La géographie du chemin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Géologie

La géologie du chemin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A DÉCOUVRIR


L’Anémone hépatique (Hepatica nobilis) forme de beaux tapis dans les forêts et sous-bois. Les fleurs sont généralement bleues (parfois aussi blanches, roses ou violettes). L’une de ses caractéristiques de cette renonculacée concerne sa floraison précoce (mars-avril), qui intervient avant l’apparition des feuilles, et qui marque l’arrivée du printemps. Elle tirerait son nom de la forme de ses feuilles rappelant les lobes d’un foie.


Entre causse et garrigue, laissez-vous séduire par la partie la plus méridionale de l’itinéraire, avec sa flore typique.   Le chemin se respire… Le chemin se mange… Le chemin s’admire…   C’est un paysage odorant, où le parfum entêtant des chèvrefeuilles se mêle à celui des buis et des amélanchiers en fleurs. C’est un paysage gustatif, où l’on pourra cueillir thym et asperges sauvages. Sur ces sols arides et caillouteux poussent les asphodèles, et bien d’autres trésors que nous vous laissons découvrir par vous-mêmes !   Le Chèvrefeuille d’Étrurie (Lonicera etrusca) se couvre, de mai à septembre, de fleurs blanches ou….


Le Pin de Salzmann (Pinus nigra Salzmannii) est une sous-espèce du Pin noir autrefois très répandue dans le bassin méditerranéen, maintenant en forte régression et menacée de disparition. On en trouve quelques populations résiduelles en France, la plus grande étant celle de la forêt de Saint-Guilhem-le-Désert. Vous verrez la silhouette souvent tortueuse de ce pin s’élever dans un paysage de chaos ruiniforme. Son habitat originel est en effet constitué de zones rocheuses, où les autres espèces d’arbres ne peuvent le concurrencer à long terme. Lui-même n’y pousse que tant bien que mal et rabougri, mais il y perdure, seule espèce….


Le châtaignier (Castanea sativa) est un arbre majestueux. Elancé et de grande taille, il peut atteindre 40 mètres de hauteur, et son tronc à l’écorce fissurée peut mesurer jusqu’à 3 mètres de diamètre à la base chez les sujets âgés. Un même arbre développe des fleurs mâles et femelles, disposées le long de chatons allongés. Après pollinisation, les fleurs femelles évolueront en bogues (appelées « pélous » dans les Cévennes), englobant 2 ou 3 châtaignes.   Se développant sur les sols schisteux ou granitiques, le châtaignier est très abondant dans les Cévennes, dont il est l’arbre emblématique. Il y est présent depuis….


Sur les plateaux de l’Aubrac serpentent mille et un petits ruisseaux… De quoi faire s’épanouir de somptueux tapis de populages ! Le Populage des marais (Caltha palustris) – espèce de la famille des Renonculacées – se plaît en effet au bords des cours d’eau, dans les prairies humides, les marécages et les fossés. Cette plante robuste aux feuilles glabres pousse en touffe. Ses rhizomes rampants peuvent former de belles colonies, dont les fleurs, d’un jaune d’or vif, ne manquent pas de se faire remarquer au printemps.


Respirez le doux parfum du lys martagon, le soir, sur les plateaux de l’Aubrac ! Espèce protégée, ce grand lys fleurit en été (juin-juillet) dans les bois et prairies de montagne. Les fleurs, penchées vers le sol, sont regroupées en grappes terminales. Ses pétales, retroussés à maturité, sont d’un rose violacé moucheté de pourpre et s’ouvrent sur six belles étamines orangées.


Les plantes messicoles habitent dans les moissons, c’est-à-dire dans les champs de céréales d’hiver (blé, orge, avoine, seigle) : coquelicots, matricaires, nielles des blés, bleuets, mais également glaïeuls des moissons… Ces plantes accompagnent les cultures de céréales depuis des siècles, mais elles ont fortement régressé depuis la seconde moitié du XXe siècle du fait de l’utilisation des herbicides et de la mécanisation de l’agriculture. Les messicoles sont une source de nourriture importante pour de nombreuses espèces, notamment pour l’Alouette des champs qui, en hivernage, consomme les graines de dizaines d’espèces de plantes sauvages (et pas de grains de céréales). Chaque alouette doit….


L’érythrone dent de chien (Erythronium dens-canis) est une plante à bulbe de la famille des Liliaceae. Espèce montagnarde, vous la verrez fleurir sur l’Aubrac. Son nom vient du grec erythros, signifiant « rouge sombre », en raison de la couleur de la fleur ainsi que des feuilles, dont le vert glauque est taché de nombreuses macules pourpres. Quant à la deuxième partie de son nom, elle provient de son bulbe : blanc et allongé, il rappelle en effet une canine de chien. La fleur, de couleur vive, est d’un beau rose-violet.


Dans les prairies de l’Aubrac et des Grands Causses, pousse l’anémone pulsatille (Anemone pulsatilla). Cette petite fleur possède des pétales d’un beau violet foncé mettant en valeur son cœur d’or. La face externe de ses pétales, ainsi que ses feuilles, sa tige et ses boutons sont velus. Comme la cardabelle, l’anémone pulsatille s’ouvre au soleil et se referme quand le temps devient pluvieux.


La Tulipe des bois ou Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris) est une plante à bulbe, dont la fleur jaune est légèrement odorante. Cette jolie tulipe, fine et élancée, est protégée. La reproduction végétative par production de bulbilles, qui donnent naissance à de nouveaux bulbes, est le mode de dissémination principal. Les individus de tulipe sauvage peuvent rester à l’état végétatif pendant plusieurs années avant de refleurir. A l’instar de toutes les Liliacées, la longévité des bulbes est très importante, de l’ordre de plusieurs dizaines d’années. A partir d’une bulbille, il faut de 3 à 5 ans pour qu’un bulbe soit capable….