Patrimoine Culturel

Développée autour d’un monastère au VIIe siècle, le village de La Canourgue s’ouvre sur la vallée du Lot. Toute la vie s’est organisée dès le Moyen Âge aux abords de l’Urugne (affluent du Lot). L’eau est présente partout, s’engouffrant sous les maisons avant de rejaillir dans l’une des nombreuses fontaines. L’eau a également généré une architecture particulière engendrant la création de canaux, ponts, béals, lavoirs… La multitude de canaux qui jouent à cache-cache à travers les ruelles, et jusque sous les maisons ont valu à La Canourgue son surnom de « Petite Venise Lozérienne ». Ces canaux, qui passent parfois sous les….

Patrimoine Culturel

Tout au long du chemin, les croix sont autant de signes et de guides pour le pèlerin. Ces croix très nombreuses, en bois, en pierre ou en métal, témoignent de l’impact de la christianisation et de la ferveur de la foi chrétienne dans ces régions. D’une grande diversité, elles ont une utilité bien précise et souvent spécifique.   Il y a, bien entendu, les croix de dévotion implantées sur les hauteurs dominant les bourgs et villages, il s’agit souvent des calvaires, des croix de pèlerinages. Les croix de carrefours peuvent également être des lieux où passent les processions et rogations….

Patrimoine Naturel

Les lavognes (ou lavagnes) sont de petites cuvettes naturelles que l’on trouve sur les causses (« plateaux calcaires »). Elles ont été aménagées par l’homme pour retenir l’eau de pluie et servir d’abreuvoir aux troupeaux. Étanchées par un tapis argileux ou pavées de pierres calcaires, les lavognes voient leur niveau varier en fonction des saisons. Elles abritent un écosystème varié, servant d’habitat à une faune et une flore particulièrement riches. Vous pourrez notamment y observer des tritons et autres amphibiens, des libellules, ou encore, comme dans cette lavogne de Drigas, la renoncule aquatique.   L’eau des lavognes pouvait avoir un autre usage….

Patrimoine Bâti

Le métier à ferrer – ou « ferradou » de son nom local – servait à ferrer les animaux utilisés pour le débardage et les travaux des champs. L’animal était placé dans le métier, sa tête maintenue à l’avant par un joug et parfois posée sur une pe­tite plaque métallique. On passait ensuite des sangles attachées aux poutres horizontales sous son ventre afin de le soutenir, puis ses pattes une à une sur les poutres en bois paral­lèles au sol, sorte de « reposoirs » afin de faciliter le ferrage. On ferrait principalement des vaches et des bœufs, plus placides que des….

Patrimoine Bâti

Sur l’Aubrac, les burons, petites maisonnettes de granit à moitié enterrées et au toit couvert de lauzes, témoignent d’une époque pas si ancienne où l’on fabriquait le fromage sur place, en estive. Ils ouvraient du 25 mai au 13 octobre, de la Saint Urbain à la Saint Géraud. Le buron se compose d’une pièce principale : la pièce à vivre du buronnier chargé pendant l’estive de traire le troupeau et de fabriquer le fromage. Une seconde pièce sert à entreposer les fromages et notamment les tomes. Les burons, encore en activité jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, ont été progressivement abandonnés par….

Patrimoine Bâti

La commune de Saint-Chély-d’Aubrac (Aveyron) est traversée d’ouest en est par une ancienne voie qui reliait, à l’époque romaine, Rodez – Segodunum, chef-lieu des Rutènes – et Javols – Anderitum, chef-lieu des Gabales. Au-delà encore, cet itinéraire permettait de rejoindre d’autres capitales, notamment Lyon au nord-est et Bordeaux ou Saint-Bertrand-de-Comminges au sud-ouest. Des Enfrux au Pendouliou de Fabrègues, le chemin de Saint Guilhem emprunte une portion de cette voie, qui traverse notamment la forêt domaniale d’Aubrac : vous pourrez encore y voir, à plusieurs endroits, son revêtement empierré. En 1996, un sondage archéologique a permis d’identifier son mode de construction, très….

Patrimoine Bâti

Pour les pèlerins se rendant à Compostelle tout comme pour ceux qui se rendaient à Saint-Guilhem-le-Désert, le Pont des pèlerins, construit à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle, était le seul point permettant de franchir à pied sec la Boralde de Saint-Chély-d’Aubrac. Sur l’avant-bec du pilier central du pont se dresse une croix historiée en basalte (datant du XVe ou XVIe siècle) : on peut y voir représentés, de façon rudimentaire, le Christ en croix avec, à ses pieds, la Vierge Marie et l’apôtre Jean. Au bas du fût de la croix figure un pèlerin. Ce dernier….

Patrimoine Culturel

Grandes pierres grossièrement façonnées et érigées depuis la fin du Néolithique dans un but religieux, comme éléments de sépulture, ou pour perpétuer le souvenir d’un événement important, les mégalithes constituent un élément marquant du paysage.   Les Causses et Cévennes sont, après la Bretagne, la région de France la plus riche en monuments mégalithiques. Le chemin de Saint Guilhem vous mène ainsi de dolmens en menhirs, de menhirs en cromlech… Sur le Causse de Sauveterre, on croise notamment le dolmen de la Rouvière, le dolmen de La Cham, ainsi que celui, magnifique, de l’Aire des Trois Seigneurs (dont il reste….

Patrimoine Culturel

Les Cévennes furent le pays de la soie : la filature de la soie fut pendant longtemps la principale branche de commerce de nombreux villages cévenols. Si l’on commence à y filer la soie dès le Moyen Age, c’est sous le règne d’Henri IV que cette activité prend son essor. Le coût croissant de la soie grège venant principalement d’Italie amène en effet le pouvoir, au XVIe siècle, à favoriser une production à l’intérieur du royaume. C’est alors que se multiplient les plantations de mûriers blancs, des arbres à la croissance rapide, dont les feuilles servent à nourrir les vers à….

Patrimoine Bâti

Depuis 2010, les habitants du Causse Méjean se sont mobilisés pour restaurer le moulin de la Borie, qui se situe près de la Parade, un petit hameau de la commune de Hures-la-Parade.   Ce moulin appartient à un ensemble de moulins à vent répartis sur le Causse Méjean, construits aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certains ont complètement disparu. Du moulin de la Borie, construit en 1689 et qui s’est arrêté en 1869, il ne restait naguère qu’une ruine. Au bout de 5 ans de travaux, il a été récemment entièrement restauré et remis en état de fonctionnement. Depuis 2017,….

Patrimoine Naturel

Le Mont Aigoual Point culminant du département du Gard et des Cévennes méridionales avec ses 1567m, le Mont Aigoual est un site exceptionnel tant par son panorama que pour ses records météorologiques : températures, vents, givre, neige. Il permet d’apercevoir, par temps clair, un quart de la France, des Alpes aux Pyrénées et du Puy de Sancy à la mer Méditerranée. Pour découvrir ce panorama, prévoyez un détour vers le sommet (6 km aller-retour)!   L’observatoire du Mont Aigoual Au sommet se trouve l’observatoire Météo-France du Mont Aigoual, construit à la fin du XIXème siècle, véritable phare et repère dans le….

Patrimoine Naturel

Le cirque de Navacelles À l’égal d’autres sites célèbres des Grands Causses, le cirque de Navacelles est visité chaque année par des centaines de milliers de touristes qui viennent admirer la découpe du canyon de la Vis, au travers des calcaires et des dolomies du causse de Blandas. Au fond du canyon, 300 mètres plus bas que le causse, la Vis tombe en cascades à Navacelles. Le village est accroché aux rochers respectant ainsi une boucle à fond plat de champs cultivés qui entourent un petit relief de calcaires. L’ensemble est dominé par des versants recouverts de quelques éboulis vifs,….

Patrimoine Culturel

Le principe de transhumance est si ancien qu’il s’est ancré au plus profond de l’animal, sous la forme d’une sorte de mémoire collective : aujourd’hui encore, les troupeaux semblent avoir une connaissance intuitive de la draille : ils ne s’en éloignent jamais. Pierre Clément raconte qu’il a observé des troupeaux se réveillant et se mettant spontanément en route au lever de la pleine lune, obéissant à l’impulsion d’un mystérieux atavisme… La transhumance et la draille seraient-elles inscrites dans les gènes des ovins ? Voici un petit résumé de ce que l’on sait, suppose… ou rêve ! Après la fin de….

Patrimoine Naturel

Le cheval de Prjevalski (ou Przewalski) est le dernier des chevaux sauvages européens. Bien qu’extrêmement rustique, il a complètement disparu des steppes mongoles vers les années soixante-dix. Il n’en subsiste qu’un millier d’individus aujourd’hui dans des parcs zoologiques ou les réserves. La chasse, la concurrence avec les chevaux domestiques et les troubles qui agitèrent ces régions frontalières de l’Asie lui furent fatals. Un troupeau occupe les espaces du causse Méjean et peut être observé au village de Drigas (la base se situe plus précisément au hameau du Villaret dans le Parc national des Cévennes). Ce hameau communique avec l’enclos des….

Patrimoine Culturel

Après l’avoir généreusement dotée, Guillaume d’Orange fut accueilli à l’abbaye de Gellone par son ami Benoît d’Aniane, ancien militaire comme lui, et s’y retira définitivement en l’an 806 pour mener une vie monacale après avoir connu une existence laïque tourmentée, celle d’un guerrier fameux. Lorsqu’il rendit l’âme en 812, l’abbaye devint un lieu de pèlerinage très prisé grâce à la renommée de son bienfaiteur et un lieu de passage obligé vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais, en même temps que la via Tolosana voyait défiler les pèlerins, l’ancienne draille millénaire de la transhumance ovine, le chemin de Saint-Guilhem, qui venait de l’Aubrac par….

Patrimoine Culturel

Au XIXe siècle, il n’existait pas de route dans les gorges du Tarn. La route en provenance de Florac s’arrêtait alors à Sainte-Énimie. Les travaux de percement ne commenceront qu’en 1889 pour se terminer en 1905. Les gorges du Tarn sont les plus longues d’Europe (53 km) et ont une profondeur de 500 m. Avant cette date le transport des voyageurs (et même des matières agricoles) était assuré par des bateliers sur des embarcations à fond plat appelées « toues » qui étaient menées à l’aide d’une gaffe. Et ceci depuis le XIVe siècle ! Deux services étaient assurés que….

Patrimoine Bâti

« In loco horroris et vastae solitudinis » « C’était un lieu d’horreur et de profonde solitude. » Cette inscription empruntée au cantique de Moïse était gravée sur le fronton de la porte de la façade occidentale du monastère d’Aubrac. Autrefois, l’Aubrac était une forêt sombre et profonde qui couvrait toute la montagne et s’étendait loin dans la plaine. Les loups et les sangliers étaient les seuls habitants de ces lieux sauvages. Toutefois un large chemin entièrement pavé, tracé par les Romains traversait la forêt dans toute sa largeur. C’était un tronçon d’un très grand chemin qui reliait Lyon à….

Patrimoine Bâti

Notre-Dame-de-Bonheur – Bonahuc (en occitan) Venant de Camprieu, nous quittons les flancs océaniques du mont Aigoual. Nous remontons la haute vallée du Bonheur en suivant une large bande pierreuse bordée de gros blocs, ce qu’il reste de l’antique « draille du Parc-aux-Loups ». À notre droite les pentes herbues et boisées de ce qui furent, vers l’an mille, des pâtures de transhumance ayant appartenu à Gellone (abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert). Gellone en 1080 reçoit des seigneurs de Roquefeuil, le « château de l’Espérou », sur le haut de la crête, à l’Espérou tout proche, contrôlant ainsi les voies de passage des….